Mon boui-boui

Rien de bien défini pour li'nstant !

11 juillet 2008

Et là, c'est le drame...

Au travail, il y a deux catégories de personnes : ceux qui mangent à la cantine, et ceux qui emmènent leur repas – dans un cas comme l’autre, nous partageons le même réfectoire. J’ai beaucoup hésité, mais j’ai décidé d’amener ma propre nourriture : même si celle du boulot est préparée par un chef, c’est quand même plus sûr, et de cette façon je peux aller manger quand je veux sans me soucier des horaires de service. Et puis je sais d’expérience qu’il y a toujours moyen de grapiller de la bouffe en supplément, qu’on paye la cantine ou pas ^^ Effectivement, j’ai vite été invitée à me servir lorsqu’il y avait du dessert en rab’ ! Tarte aux pommes, crème brûlée, forêt noire, viennoiseries, fraisier… Même si je suis souvent trop stressée pour réussir à manger plus de la moitié de ce que j’amène, bizarrement, il me reste toujours une petite place pour le dessert.

Chaque semaine, un service est en charge de débarrasser et nettoyer le réfectoire à tour de rôle. Quand c’est notre tour, le chef saute sur la moindre occasion pour nous faire des reproches. C’est tellement gonflant qu’un jour, je me suis dit que la prochaine fois qu’il me balancerait une réflexion injustifiée, je l’enverrais paître et ne mettrais plus les pieds au réfectoire et refuserais par conséquent de l’entretenir. Finalement, je n’ai pas eu l’occasion de faire ma rebelle, car je n’ai plus eu de problèmes avec le chef depuis. Je dois avouer que c’est avec soulagement que j’entretiens des relations pacifiques avec lui, car, plus de réfectoire = plus de dessert gratos. Oui je sais, c’est bas, mais les petits plaisirs simples de la vie sont trop rares dans ce monde de merde pour que j’en sacrifie un seul sur l’autel de l’orgueil. Je préfère mille fois bâfrer des pâtisseries chaque jour, plutôt que de pouvoir me glorifier d’un seul coup d’éclat, même contre un tyran en tablier. L’honneur, c’est important, mais ça se bouffe pas.

Aujourd’hui, tout a basculé. Cette fois-ci, c’est allé trop loin, et notre responsable a décidé de faire sécession. « Dorénavant, on ne s’occupe plus du réfectoire ! » suivi d’un terrible « Nous allons installer un micro-ondes dans la salle de pause d’en bas ! » Ca, ça veut tout dire… J’ai soudain entrevu un avenir sombre, dans lequel mes compotes de pommes allaient remplacer définitivement les trésors sortis tout droit de la pâtisserie…

Plus tard, le chef, passé dans une phase plus positive de son caractère lunatique, et craignant peut-être aussi que cette histoire sordide ne fasse des vagues jusqu’à la plage privée du big boss, semblait vouloir discuter avec notre responsable. Je ne sais pas encore s’ils ont pu s’entretenir et ce qui va se passer ensuite. Le schisme est-il définitif ? Mes papilles prient pour qu’il n’en soit rien…

Posté par Malinane à 21:04 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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