09 octobre 2008
Dégénérescence
Pendant 5 ans, afin de financer mes études, j’ai exercé le métier passionnant de pionne. Je pourrais en écrire des choses là-dessus tant cette activité m’a apporté : de la thune, une expérience professionnelle, des rencontres avec des gens qui sont devenus de vrais amis… Et bien plus encore… Par exemple, j’ai ainsi pu garder un lien avec la jeunesse d’aujourd’hui. En effet, moins de deux ans après avoir moi-même quitté le lycée, j’y étais déjà de retour. J’ai suivi de près l’évolution de la mode adolescente. J’ai baigné dans les problèmes et histoires de cette génération qui n’était plus la mienne même si je ne me sentais pas vraiment adulte... Néanmoins passée irrémédiablement de l’autre côté de la barrière, j’ai constaté avec désespoir à quel point certains ados peuvent être d’une crétinerie incommensurable. C’était tellement affligeant que c’est ce qui a fini par me dégouter de ce travail, il m’était devenu impossible de supporter tant de bêtise. Bien sûr, je sais que moi aussi au même âge, je ne devais pas toujours paraître bien intelligente, mais disons que je ne faisais assurément pas partie des pires abrutis… Aujourd’hui, c’est toujours pareil, parmi les ados, il y a de tout, malheureusement, quand on travaille au milieu de lycéens, ceux auxquels on a le plus affaire, ceux qui se font le plus remarquer, ceux qui nous emmerdent le plus, c’est les boulets, non, même pire que ça, des créatures dont je n’arrive toujours pas à comprendre l’évolution, malgré des années passées parmi eux, je ne peux pas comprendre comment des êtres humains peuvent en arriver au stade où leur cerveau semble être réduit à une membrane remplie d’eau tiède. Il leur reste suffisamment de matière cervicale pour utiliser leurs fonctions vitales, mais pour le reste, y’a plus rien… Bref, pourquoi tant de haine envers les adolescents alors que je n’entretiens plus que de lointains rapports avec eux depuis bientôt deux ans ? Parce qu’il s’en est passé des choses chez les jeunes hydrocéphales en deux ans ! J’en étais restée à l’écriture sms, déjà bien pénible à supporter… Mais aujourd’hui, j’ai commis une grave erreur. Connectée sur un skyblog qui fait probablement figure d’ovni parmi les autres, puisqu’il s’agit d’un innocent support choisi par des amis partis en vacances à l’autre bout du monde et désireux de nous faire partager leur voyage et leurs photos facilement, j’ai eu l’idée de chercher des blogs de jeunes, histoire de me marrer un bon coup, en me remémorant le bon vieux temps où mes collègues et moi consultions les skyblogs de nos élèves sur le pc de la Vie Scolaire. Et là, horreur, malheur, je tombe sur l’évolution du langage sms… Je suis atterrée… Morceaux choisis :
pr cOm3ncé jùst 1 tii mO pr vs diir bii3nv3nù sr mn blOg && k3 sii iil vs plé nésiité pà à làché ts pliin 2 cOms !!
vOiilà bsx à ts s3 kii pàs3 pàr là !!
&& lé n3w zàrtiicl3 iil sn à là fiin dù sky !!
Lùii Hill Féii Viibréii Mon Coèèùùr
'_Lùii Hill Heii exeiiptii0nnél
'_Lùii Hill Heii Mà réiiz0n DViivre
'_Lùii Hill Heii Mon Ptii BeiiBeii
'_Lùii Hill me rend là plùùs Heùreùze
'_Lùii Hill Heii Mérrvèiilleùùxx
'_Lùii Je l'Heiime D'toùt Mon coèùùr
L’écriture sms, c’est déjà pénible à lire, et ça donne envie de frapper la personne qui a écrit comme ça, mais là, c’est carrément illisible, et ça donne des envies de meurtre… On pourrait y trouver des circonstances atténuantes en y décelant une certaine démarche artistique : remplacer les lettres par des symboles, mettre des couleurs, etc… Le problème c’est que je ne suis pas sûre qu’il y ait une démarche artistique derrière tout ça, et en plus on retrouve ces horreurs sur beaucoup de blogs, il n’y a donc aucune originalité… Qu’on passe autant voire plus de temps à écrire comme une merde de la sorte, qu’à faire l’effort d’écrire normalement, ça me dépasse…
Parfois, j’ai un peu la nostalgie de mon boulot de pionne… Mais régulièrement, l’existence me rappelle pourquoi je l’ai quitté et pourquoi je n’y retournerais jamais...
15 septembre 2008
Prendre son mal en patience
Depuis que j’ai commencé à travailler fin mars, le temps passe à une vitesse folle. Je n’ai tout simplement pas vu passer ces 5 derniers mois… Malheureusement, maintenant que je suis presque arrivée au bout, la tendance s’inverse et j’ai l’impression que ça n’en finira jamais. On dirait que la pression est retombée, on a moins de travail aussi, bref, on se fait un peu chier, le travail a ainsi perdu son côté trépidant et stimulant, malgré le stress que ça peut engendrer, et il ne reste que l’ennui et les contraintes. Pourtant je suis toujours aussi stressée, mes TOC de l’année dernière sont revenus depuis des semaines, je rêve du boulot presque chaque nuit, j’ai du mal à manger, c’est pas que j’ai perdu l’appétit, mais je n’y arrive pas, ça ne passe pas. Niveau humeur c’est les montagnes russes, un rien me donne envie de pleurer, je suis hyper sensible à tout, je crois que c’est le plus pénible. Enfin ça, c’est seulement au travail, car heureusement, tout va bien côté personnel. Nous allons bientôt retourner vivre dans notre ancienne ville, mais dans de toutes autres conditions. Parce que nous avions trouvé du travail dans le coin le plus paumé de la région, loin de tout et de tous, nous avions quitté la ville et notre appart insalubre après des mois de galère personnelle et financière. A présent, nous y retournons, grâce au CDI décroché par mon mec, pour nous installer dans une jolie maison. Je regrette que mes problèmes de boulot m’empêchent de profiter à 100% de tout ce bonheur, mais c’est tout de même un réconfort immense de penser à ce qui m’attend lorsque j’en aurais enfin terminé avec ce taf. Je crois aussi que ça rend encore plus interminables les quelques semaines qui me séparent encore de la fin de mon contrat… Et bien sûr il y a toujours l’angoisse des gens habitués à être toujours dans la merde : quand tout va bien, ça va trop bien, ça cache quelque chose, c’est pas possible autrement, quelle tuile va encore nous tomber dessus ? Je reste sur mes gardes… Même si j’ai envie de croire que la malédiction est vaincue, au moins le temps de nous laisser reprendre des forces…
16 juillet 2008
What the fuck ??
Récemment, des clients étrangers étaient là avec leurs enfants. Leur petit garçon de 6 ans est venu me parler, j’ai donc fait des efforts surhumains pour lui répondre avec mon meilleur accent anglais et en me concentrant pour être compréhensible. Tout s’est bien passé. Ca efface un peu le traumatisme que j’ai vécu l’année dernière. Un jour où je discutais avec une cliente anglaise, sa petite fille nous a interrompues pour demander d’une voix aigue : « What did she say ? » Tout le monde a éclaté de rire, et moi aussi d’ailleurs, mais je me souviendrais toujours de ma collègue, celle qui était fourbe et malfaisante, qui le faisait avec une satisfaction visible, la garce !
11 juillet 2008
Et là, c'est le drame...
Au travail, il y a deux catégories de personnes : ceux qui mangent à la cantine, et ceux qui emmènent leur repas – dans un cas comme l’autre, nous partageons le même réfectoire. J’ai beaucoup hésité, mais j’ai décidé d’amener ma propre nourriture : même si celle du boulot est préparée par un chef, c’est quand même plus sûr, et de cette façon je peux aller manger quand je veux sans me soucier des horaires de service. Et puis je sais d’expérience qu’il y a toujours moyen de grapiller de la bouffe en supplément, qu’on paye la cantine ou pas ^^ Effectivement, j’ai vite été invitée à me servir lorsqu’il y avait du dessert en rab’ ! Tarte aux pommes, crème brûlée, forêt noire, viennoiseries, fraisier… Même si je suis souvent trop stressée pour réussir à manger plus de la moitié de ce que j’amène, bizarrement, il me reste toujours une petite place pour le dessert.
Chaque semaine, un service est en charge de débarrasser et nettoyer le réfectoire à tour de rôle. Quand c’est notre tour, le chef saute sur la moindre occasion pour nous faire des reproches. C’est tellement gonflant qu’un jour, je me suis dit que la prochaine fois qu’il me balancerait une réflexion injustifiée, je l’enverrais paître et ne mettrais plus les pieds au réfectoire et refuserais par conséquent de l’entretenir. Finalement, je n’ai pas eu l’occasion de faire ma rebelle, car je n’ai plus eu de problèmes avec le chef depuis. Je dois avouer que c’est avec soulagement que j’entretiens des relations pacifiques avec lui, car, plus de réfectoire = plus de dessert gratos. Oui je sais, c’est bas, mais les petits plaisirs simples de la vie sont trop rares dans ce monde de merde pour que j’en sacrifie un seul sur l’autel de l’orgueil. Je préfère mille fois bâfrer des pâtisseries chaque jour, plutôt que de pouvoir me glorifier d’un seul coup d’éclat, même contre un tyran en tablier. L’honneur, c’est important, mais ça se bouffe pas.
Aujourd’hui, tout a basculé. Cette fois-ci, c’est allé trop loin, et notre responsable a décidé de faire sécession. « Dorénavant, on ne s’occupe plus du réfectoire ! » suivi d’un terrible « Nous allons installer un micro-ondes dans la salle de pause d’en bas ! » Ca, ça veut tout dire… J’ai soudain entrevu un avenir sombre, dans lequel mes compotes de pommes allaient remplacer définitivement les trésors sortis tout droit de la pâtisserie…
Plus tard, le chef, passé dans une phase plus positive de son caractère lunatique, et craignant peut-être aussi que cette histoire sordide ne fasse des vagues jusqu’à la plage privée du big boss, semblait vouloir discuter avec notre responsable. Je ne sais pas encore s’ils ont pu s’entretenir et ce qui va se passer ensuite. Le schisme est-il définitif ? Mes papilles prient pour qu’il n’en soit rien…
30 juin 2008
La nouvelle stagiaire
Au boulot, on a plein de stagiaires. Certains sont déjà spécialisés et restent dans le même service, d’autres passent dans chaque service pour découvrir les différentes facettes de l’entreprise. Il y a quelques temps, alors que je profitais d’un rare moment de tranquillité sans client sur les dos ni téléphone qui sonne toutes les 5 minutes pour rattraper mon retard dans les diverses tâches administratives dont je suis responsable, l’une d’entre elles m’a dit qu’elle avait hâte de venir bosser avec nous, « ça a l’air cool, vous foutez jamais rien ! ». Et oui, quand on travaille derrière un bureau, on passe forcément pour les glandeurs de la boîte. Le pire, c’est qu’il n’y a pas que les jeunes péronnelles inexpérimentées qui s’imaginent bêtement cela, la plupart des autres aussi, quel que soit le nombre de fois où ils nous ont vu le bureau couvert de dossiers et de notes griffonnées à la hâte, en train de gérer les demandes des clients assis en face de nous, interrompues par le téléphone et l’écran de l’ordi montrant une boite mail pleine de messages à traiter. Enfin bref. Autant dire que j’attendais avec impatience son premier jour de stage avec moi. Malheureusement, si j’ai souvent des bouffées de haine et des envies de sadisme envers certaines personnes, je suis plutôt une gentille fille, et je serais bien incapable de la pourrir comme son affront le mériterait. J’ai commencé par lui expliquer globalement en quoi consistait notre travail, tout en jonglant avec ledit travail qui a été particulièrement pénible à certains moments, ce qui a eu au moins l’avantage de prouver qu’on ne glandait pas et qu’on se prenait bien la tête. Puis je lui ai filé le classeur king size plein à craquer qui contient l’ensemble des fiches de procédures que j’ai mis plus d’un mois à maîtriser et auquel je dois encore parfois me référer. « Tiens, lis ça » ^^ Ma responsable a ensuite pris le relais et commencé à lui faire faire quelques trucs bien chiants qui nous font toujours perdre un temps précieux. J’ai hâte de pouvoir lui confier la laborieuse tâche de vérifier un à un les dossiers, activité qui pour moi décroche la palme en matière de truc relou ! Niark
13 juin 2008
L'angoisse de la playlist
L’autre jour, en partant du boulot, je croise un de mes chefs de service, celui qui est plus jeune que moi et hyper beau gosse. Comme je suis habillée normalement, enfin avec mes habits à moi et pas mon « uniforme » (un tailleur moche), il en déduit que je m’en vais et me dit « Oh ben tu vas bien me déposer en bas de la rue, j’ai oublié mon portable chez moi » ce à quoi je réponds avec mon plus beau sourire « Avec plaisir ! » et hop nous voilà partis vers ma voiture… Arrivés là, une pensée me vient : « Mais quelle chanson était en train de passer sur mon cd ce matin quand j’ai éteint le moteur ? » Et oui, il faut savoir que mes goûts musicaux très éclectiques font que je profite de mes trajets en voiture pour pouvoir écouter peinarde les trucs les plus improbables sans me payer la honte en société… Quand je ne tripe pas sur le vieux cd de Garou que j’écoutais quand j’étais au lycée, je me régale avec des compiles très personnalisées sur lesquelles se côtoient le pire comme le meilleur : track 1 la dernière de Vanessa Paradis, track 2 «Il ne rentre pas ce soir » d’Eddy Mitchell, track 3 à 6 mes chansons préférées du « Unplugged in New York », track 7 « Femme like u » de K-maro, track 8 « Killing in the name » des Rage, track 9 à 12 mes chansons préférées de M, etc… Autant dire que je flippais grave ma race à l’idée que retentissent les premières mesures des « Valses de Vienne » de François Feldman ou de « J’ai pas 20 ans » d’Alizée (remixée par Benny Benassi en plus !) au moment de mettre le contact ! Heureusement, c’est tombé sur la partie « Doors » du cd. Merci, Jim !
30 mai 2008
Vie professionnelle
Après mon dernier message, j'ai végété encore quelques semaines, jusqu'à ce que l'anpe m'envoie une proposition pour un job pour lequel je n'avais aucune expérience mais qui correspondait vaguement au secteur d'activité dans lequel je cherchais. Je n'aurais jamais postulé pour un truc pareil, mais là j'étais un peu obligée, donc j'ai envoyé un courrier préparé à la va-vite, et, par un jeudi matin froid et pluvieux, j'ai reçu un appel téléphonique suite à ma candidature. La dame me donne rendez-vous l'après-midi même. J'y vais les mains dans les poches, puisque je m'en contrefous. Pendant l'entretien, je n'ai pas l'impression d'être la femme de la situation, je suis toute intimidée, je n'ai pas l'air convaincue, mais au bout d'une demie-heure, elle me dit que je commence le mardi suivant ! J'étais complètement sous le choc, à moitié terrorisée par ce job et pas vraiment encouragée car il était clair qu'elle needait à fond et qu'il fallait qu'elle embauche quelqu'un au plus vite, en gros j'avais le sentiment d'avoir été choisie par défaut, parce que j'étais "la moins pire" et pas parce que j'étais la bonne personne. Cependant j'étais assez soulagée d'avoir trouvé un boulot, qui plus est payé plus que le smic, je me disais qu'au pire si ça n'allait pas je pouvais toujours me barrer au bout de la période d'essai, ça me faisait toujours un mois de salaire de gagné... Finalement j'y suis restée, ça fait 2 mois, je bosse comme une malade, il m'a fallu plus d'un mois avant d'acquérir un minimum d'aisance et d'efficacité, et pourtant je suis toujours loin d'être au top... Et en fait, malgré les horaires de dingue, la fatigue, le découragement parfois, je kiffe mon nouveau taf ! Je pense que je serais soulagée quand, au mois de novembre, mon contrat se terminera, mais si d'ici là rien ne vient m'en dégouter, j'envisage déjà d'élargir mes recherches à ce genre de postes lorsque je serais à nouveau au chômage. Et puis, j'en bave, mais au moins je ne m'emmerde pas, pas le temps, j'ai plein de collègues, de clients, il se passe toujours plein de trucs, bref, c'est trépidant ! Malheureusement, une clause de confidentialité dans mon contrat m'empêche de pouvoir tout dévoiler de ma vie professionnelle... Oui, je sais, ce n'est qu'un blog anonyme, mais bon, je suis parano, alors... Heureusement, je suis sûre que je trouverais des petites anecdotes à la con à raconter ^^
13 mars 2008
Rien
En ce moment je ne fais pas grand-chose… et je n’écris pas grand-chose non plus… En fait je me sens plutôt déprimée depuis quelques temps mais je n’arrive pas à en parler, de quelque manière que ce soit. Déjà que je n’ai pas vraiment tendance à voir la vie en rose, le fait d’être au chômage et surtout de galérer dans ma recherche d’emploi (plein de réponses négatives à mes courriers et deux entretiens qui n’ont pas été concluants) ne m’aide pas à me sentir mieux. D’autant plus que ma situation financière n’est pas brillante (forcément) et que j’ai l’impression de devenir dingue parce que j’ai des problèmes d’anxiété que j’ai toujours réussi à gérer jusqu’à maintenant, mais qui s’aggravent… En gros, je me sens un peu au fond du trou, là. Et la méthode Coué du genre « au moins, ça pourra pas être pire », ne fonctionne plus puisque la dernière fois que je me suis retrouvée dans une situation désespérée et que j’ai essayé de me remonter le moral en me disant ça, il m’est arrivé un truc dramatique. C’est complètement con comme théorie de toute façon… A l’heure actuelle, je me sens coincée, mais je ne sais pas ce que je veux et en plus je ne sais pas si je serais prête à mettre quelque chose en œuvre pour améliorer ma situation parce que j’ai trop peur de chambouler ma vie qui est pourtant assez merdique sur bien des points. Je déteste ressentir ça, je n’ai aucune envie de me morfondre sur moi-même et je sais que rien ne va venir miraculeusement résoudre mes problèmes, mais je n’arrive pas à réagir. Malgré tout, j’ai quand même de l’espoir, je ne sais pas où je le trouve mais il est là, alors… je vais peut-être bientôt avoir un déclic, une révélation, ou bien un gros pétage de plombs !! Et les choses vont changer…
15 février 2008
Insomnie
L’autre nuit, pendant que j’étais en pleine insomnie suite à une auto-prise de tête et que j’essayais désespérément de trouver le sommeil, j’ai soudain réalisé à quel point j’étais bien dans mon lit dont je venais de changer les draps. C’était tout frais, tout doux, ça sentait bon... La différence avec le contact des précédents draps était saisissante. Je me suis alors dit que je devrais changer les draps plus souvent pour profiter de ces petits moments de bien-être. Mais ensuite, je me suis mise à me poser plein de questions. En effet, la sensation merveilleuse que je venais d’expérimenter ne perdrait-elle pas en intensité si elle se produisait plus souvent ? Cette sensation venait-elle du simple fait d’avoir des draps propres, ou bien était-ce parce que cela faisait bien trop longtemps que je dormais dans des draps un peu crades ? Je n’ai pas trouvé la réponse, je pense que pour cela il faudrait que je change ces draps plus tôt afin de voir si ça fait une différence. En tout cas, après ces réflexions, je me suis enfin endormie.
02 février 2008
Les affres du chômage
Depuis 3 mois, je suis au chômage. Après 6 mois de travail intensif, j’avais besoin de repos, et j’avais aussi plein d’idées pour occuper mon temps libre, activités utiles ou récréatives. J'avais hâte d'organiser quelques virées un peu partout afin de rendre visite à tous mes amis que je n'avais guère eu le temps de voir ces derniers temps. J'avais la ferme intention d'aller à la piscine au moins deux fois par semaine histoire d'être en forme (En forme de quoi ? Désolée, je suis incapable de résister à cette réplique dès que j'utilise le mot "forme", je sais, c'est pitoyable mais je trouve ça trop drôle). J'avais noté plein de dates de concours et plein de références de bouquins pour m'y préparer afin de multiplier mes chances d'avoir une super vie professionnelle. J'étais décidée à passer plus de temps aux fourneaux pour améliorer notre alimentation. J'étais impatiente d'avoir le temps de repasser ma pile de linge presque aussi haute que moi en matant des épisodes d'X-Files. Et tant que je suis dans le délire "parfaite maîtresse de maison", je prévoyais bien sûr d'être plus assidue aux tâches ménagères, de trier des trucs, ce genre de choses... Mais en fait, rien ne s'est passé de cette façon. Quelques jours avant que je ne finisse mon contrat, mon copain a téléchargé un pack Les Sims 2 avec tous les add-on. Bon, je dis pas que c'est de sa faute, hein, mais toujours est-il que pendant plus d’un mois, j’étais à fond dedans, et je n’ai rien foutu. Je n’allais presque plus sur internet (un comble !) et j’étais comme métamorphosée en hardcore gameuse de la pire espèce, jouant pendant des heures d’affilée, me couchant de plus en plus tard (jusqu’à 8 heures du matin, ce qui ne m’était encore jamais arrivé…) J’ai fini par faire un rêve, dans lequel je créais un blog, intitulé très originalement "Le blog d'une chômeuse", et j'y postais chaque jour des détails sur ma vie trépidante, ce qui donnait à peu près ça :
Lundi 12 Novembre 2007
Prévu de :
-prendre rdv à l'Assedic
-essayer de retrouver un rythme de vie normal en me couchant à 4 heures maximum
-téléphoner à des potes pour prendre des nouvelles et convenir d'un rdv
Fait :
-joué aux Sims
-couchée à 6 heures
Mardi 13 Novembre 2007
Prévu de :
-prendre rdv chez l'ophtalmo
-passer l’aspirateur et la serpillère
Fait :
-joué aux Sims
J'avoue que j'ai hésité à le faire, mais en fait, non.
Au mois de décembre, j’ai réussi à me désintoxiquer un peu (une reprise partielle d’activité m’a été fort utile), et j’ai abordé janvier avec un certain dynamisme. Je me suis notamment occupée du chantier « CV et lettres de motivation » avec dans la foulée l’envoi de quelques candidatures spontanées. Je me suis aussi inscrite dans un club de gym, ce qui me vaut d’être cassée en deux à cause des courbatures du mercredi au samedi. Et je travaille 4 heures par semaine…
Tout cela ne m’empêche pas de connaître de temps à autre des moments de glandouillage extrême. Exemple :
Vendredi 1er Février :
Prévu de :
-aller à la poste
-acheter du carburant pour le poële
-faire un gâteau
Fait :
-levée à 14h
-passé la journée en pyjama sans sortir
-couchée à 4 heures et demie